Entre gloire continentale et banc niçois, la saison contrastée de Yéhvann Diouf

Il se voyait décrocher les étoiles, lui qui, enfant, observait le ciel du Val-de-Marne avec un télescope. Arrivé à Nice l’été dernier, Yéhvann Diouf a traversé une saison marquée par des contrastes saisissants. Entre les difficultés collectives du club, une épopée victorieuse à la CAN avec le Sénégal — un sacre toutefois contesté par le Maroc, avec un verdict du TAS toujours attendu — et la perte de son statut de titulaire dans les cages niçoises, le gardien a vécu une année riche en émotions.

Celui qui se passionne aussi bien pour la Formule 1 que pour le MMA garde un objectif clair : éviter au Gym les tourments de la saison passée. Il se souvient encore de son exercice précédent avec Reims, marqué par une finale de Coupe de France perdue face au Paris Saint-Germain et une relégation douloureuse en Ligue 2 après les barrages contre Metz.

Interrogé sur la singularité de son parcours, Yéhvann Diouf confie : « C’est une saison atypique. Après une année éprouvante avec Reims, le repos a été court. Il a fallu s’adapter immédiatement à un nouvel environnement, de nouvelles consignes et une nouvelle équipe suite à notre reprise anticipée pour les barrages de la Ligue des champions. »

Concernant l’épisode médiatique de la serviette d’Édouard Mendy lors de la finale de la CAN, le portier reste pragmatique : « Cela peut paraître folklorique, mais c’est une situation qui n’aurait jamais dû arriver. Ma sécurité a été compromise, même si mon seul souhait était de permettre à Édouard d’être dans les meilleures dispositions. »

Sur son retour à Nice et la perte de sa place de titulaire, il fait preuve de recul : « Je suis très vite redescendu sur terre. Ce sont des aléas du football. Le coach a fait des choix, Maxime Dupé a su saisir sa chance, et je respecte cette décision. Mon travail est de continuer à m’investir pour regagner ma place. »

À l’approche des échéances décisives, Yéhvann Diouf affiche une détermination sans faille pour assurer le maintien de son club : « On a notre destin entre nos mains. Il faut que chacun prenne conscience de l’urgence. Peu importe le passé, ce qui compte, c’est que nous croyions en nos chances. Personne ne fera le travail à notre place. »