Gabon finances publiques audits redoutés Libreville

Une échéance critique arrive en mi-juillet pour les finances publiques du Gabon, ce qui fait trembler tout Libreville. Le Comité d'audit et de consolidation des passifs exigibles de l'Etat, lancé le 17 juin dernier par le ministre de l'Economie Thierry Minko, doit livrer ses conclusions la semaine prochaine sur un stock de dette publique estimée à environ 8.700 milliards FCFA, soit entre 70 et 74 % du PIB.

Les audits font également convergeer deux calendriers : celui de la Task force sur la dette publique, qui a documenté depuis six ans un système de surfacturations et de travaux fictifs qui explique en partie l'explosion de la dette intérieure.

Cette convergence de calendriers ne doit rien au hasard. La dette publique gabonaise a accusé mi-avril dernier sa plus forte baisse en un an, après que des projections du FMI ont évalué la dette publique à 85,5 % du PIB, au-dessus du plafond de la norme Cemac.

Le spread souverain gabonais est passé de plus de 1.100 points de base en janvier 2026 à 689,60 points de base à la mi-avril. Cette détente traduit un pari des marchés sur la trajectoire de transparence engagée par le gouvernement gabonais.

Le rapport d'étape de la Task force chiffrait déjà il y a trois ans, un surcoût de 12 milliards FCFA sur les voiries de Libreville, 2,8 milliards FCFA de surfacturations sur la route Ndjolé-Médouneu.

Les audits font donc partie d'un processus de transparence qui doit aider à assainir les finances publiques du Gabon et à accéder aux financements concessionnels indispensables à son programme d'investissement.